• Les présentations des éditeurs : 09/03/2011

«Je suis de ce pays gascon» est la réédition améliorée, amplifiée, du premier ouvrage paru il y a 10 ans, aujourd'hui épuisé, et dans lequel l'auteur posait cette question : Sommes-nous tous égaux face à notre pays(1) de naissance ? Eric Gildard est persuadé que le pays de naissance de chacun d'entre nous est pour une grande part responsable de nos différences et parfois même de nos réussites ou de nos échecs. C'est le lieu des premières images qui forge notre «identité» et dans laquelle, inconsciemment parfois, on va puiser chaque fois que le besoin s'en fait sentir. Les exemples sont nombreux de ceux qui rejoignent dès qu'ils le peuvent leur «pays». "Je suis un manchot amputé de ma terre" écrit très justement le poète écrivain Irakien Yassin Hussin, qui rentre, après 25 ans d'exil, dans son Pays «libéré»... Eric Gildard à la manière d'un peintre à coup de pinceaux, de couteaux, superpose ici les mots, les idées, les couleurs et les formes.

Du romantisme aux déchirures, de la poésie aux réalités humaines, le lecteur trouvera matière à comparaison avec son propre parcours. Cet essai ne peut laisser personne indiffèrent. Entre doute et certitude, dans ce pays landais d'une rare beauté, entre ombre et lumière, au milieu des pins caressés par l'Océan en colère, Eric Gildard nous invite à un voyage intime, parfois étrange, poétique et sensuel. Un livre à déchiffrer.

(1) Pays considéré ici comme village, région


             • Les courts extraits de livres : 09/03/2011

Avertissement

«Vous savez celui qui est pauvre n'est pas riche. Il n'y aura pas grand chose à mettre avec le pain, mais nous partagerons de bon coeur. Rapprochez-vous du foyer, vous êtes tout transi. Et il le fit asseoir, il jeta quelques bouts de bois dans le feu, et quand le petit vieux se fut bien réchauffé, il le fit s'installer à table, à côté de lui sur le grand siège, en l'invitant à manger sans se priver...» Félix Arnaudin

Ceci n'est pas un livre d'histoire, ni un roman, ni un conte, ni une nouvelle, ni un essai... ce n'est même pas un livre et ni les rédactions «Parisiennes», ni celles de «grands» journalistes de province ne le liront pas. On comprend dès lors qu'il ne passera pas non plus à la télévision, beaucoup trop occupée par les faits divers, les scandales et les invitations à ses propres amis, ses confrères journalistes qui, de connivence, s'invitent entre eux, les artistes de la Capitale et les connaissances mondaines... Pourtant si ce n'est pas un livre, cela y ressemble un peu... puisque c'est de l'écriture sur du papier. Mais c'est une drôle d'écriture, difficile à lire, qui n'est faite ni pour les linguistes, ni pour les puristes, ni pour les professionnels du verbe sans fin, ni pour les - Académies Française ou Goncourt. C'est une écriture mélange d'eau, de sève, de sable et de forêt, celle de mon pays dans une époque qui avec moi chavire, se cherche, bascule, se précipite dans un environnement éclaté. C'est une écriture qui va et qui vient. Cela dépend du moment. C'est donc vaste et limité à la fois. C'est peut être à la rigueur un modeste témoignage - dont personne n'a besoin, dont tout le monde se moque - un coup de flash, de projecteur, un peu de philosophie romantique décalée qui ne suit pas la filière normale, ramassée involontairement aux coins des chemins creux quand on a l'estomac dans les talons. Bref «ceci» je peux le dédier à ma grand-mère que j'ai peu connue, mon grand-père tué dans le train du retour au «pays» en 1918, après cinq ans de guerre et d'enfermement, à ma mère qui fut plus qu'un modèle, un amour de femme, à mon père, ma soeur, ma femme, mon fils, ma petite fille Elodie... à bien des amis, et des connaissances encore, qui ne se reconnaîtront pas... mais c'est sans importance. Chacun prend toujours ce qui lui plait.
Je suis de ce pays... Gascon " Lac et lande "
assolitamislachossegor017001.jpg assolitamislachossegor008001.jpg